Pacé gagne
09.09.2008 dans Bertrand Pacé

Profitant du calendrier, et du temps disponible entre la deuxième et la troisième épreuve de la Coupe Quebramar, six unités de la flotte GP42 se sont alignées ce week-end dans le Trophée Costa Azahar qui avait lieu dans la ville espagnole de Castellón. Near Miss, le Desafío, Madrid, Puerto Calero Canaries, ainsi que cette année les nouveaux arrivants Caser-Quum et Fermax.
Profitant du calendrier, et du temps disponible entre la deuxième et la troisième épreuve de la Coupe Quebramar, six unités de la flotte GP42 se sont alignées ce week-end dans le Trophée Costa Azahar qui avait lieu dans la ville espagnole de Castellón. Near Miss, le Desafío, Madrid, Puerto Calero Canaries, ainsi que cette année les nouveaux arrivants Caser-Quum et Fermax.
Le bateau suisse Near Miss, barré par le français Bertrand Pacé a survolé l'événement avec une impressionnante série de cinq victoires. L'équipage a gagné les trois courses de la première journée, une dans la deuxième journée ainsi que la course de clôture de l'événement le dimanche. Desafío s'est bien battu, l'équipe espagnole s'est montrée une fois de plus consistante et combative, mais Near Miss était au-dessus du lot ce week-end à Madrid. Desafio termine ainsi troisième au général et l'équipage démontre qu’il est en progression.
Juste avant l'épreuve, Bretrand Pacé du Team FRENCH SPIRIT nous avait parlé du circuit des GP 42 et de son travail avec l'équipe de Near Miss. Une interview très instructive quand on sait les résultats du week-end :
Bonjour Bertrand, peux-tu nous parler des GP 42 ?
"Ce sont des bateaux relativement performants par rapport à leur taille, des bateaux rapides au près mais aussi au portant. Le bateau est léger, 4 tonnes et le poids de l’équipage étant de 800 kg, on comprend que ce paramètre est très important. Il faut être mobile avant/arrière et au vent/sous le vent. La classe est sympa parce que le niveau est homogène et qu’il est assez difficile de faire la différence en vitesse. On cherche encore beaucoup sur le plan technique. En GP 42, on sera au maximum 12 cette année et la plupart des fois, on sera entre 8 et 10 sur la ligne de départ. En TP ils sont entre 15 et 20. C’est d’ailleurs dommage qu’il n’y ait pas plus d’inscrits pour l’instant en GP 42"
Est-ce que vous pouvez courir dans toutes les conditions ?
Oui, car ce sont des bateaux vraiment marins. J’avoue avoir découvert ça à la Giraglia pendant laquelle on a eu un peu de vent au près, jusqu’à 20/25 nds et sincèrement on peut régater jusqu’à 30 nds. Par contre, en vent arrière, ce n’est pas vraiment ça, sachant qu’il faut les faire loffer pour aller vite, les risques de partir vraiment au loff deviennent donc assez grands.
Quel budget faut-il en GP 42 ?
En termes de budget, la différence avec les TP 52 est importante. On est dix membres d’équipages au lieu de 15 en TP, le nombre de voiles autorisées est moindre. Mais c’est une bonne chose cette complémentarité. Le GP est un circuit abordable (ndlr : en comparaison avec les TP 52, c’était le cadre de la question). Le bateau coûte 500 000 € et la saison avec les voiles à peu près autant.
Y-a t-il beaucoup de développement et de mise au point ?
On travaille beaucoup sur le gréement et sur les voiles. On a recoupé nos voiles car on s’est aperçu que notre base de départ était sans doute un peu trop plate, et on attend aussi un nouveau jeu. Le but étant d’avoir plus de puissance. Sur la saison, chaque équipage a droit à 6 génois, 6 spis et deux grand-voiles. Nous n’avons pas le droit de régler le pataras en naviguant comme en TP 52. On peut régler entre les manches mais pas pendant les manches et ça c’est un peu dommage. On joue sur la quête, sur la tension de gréement, on essaye d’avoir un mât qui a du devers dans le petit temps et le plus droit possible dans la brise en jouant sur les tensions frontales et diagonales.
Qu'est-ce qui est le plus important en course ?
Il ne faut jamais rater son départ, c’est très dur de revenir, ensuite c’est la stratégie qui fait la différence et la capacité à être opportuniste si une occasion se présente. La formule laisse la part belle à l’équipage. Encore une fois, les différences de vitesse sont très faibles, peut-être une longueur sur le bord de près et on cherche encore tous à optimiser. Sur les deux régates qui viennent, Valence et Palma, on devrait avoir combler notre petit retard en vitesse au près, sachant qu’on fonctionne plutôt bien en vent arrière, et ce sera plus facile.
© Photo : Thierry Seray / Team FRENCH SPIRIT







